Dans le secteur des compléments alimentaires en gélules, le blister représente depuis des années l’une des solutions de conditionnement les plus répandues : il est économique, garantit une protection élevée du produit et est immédiatement identifiable par le consommateur. Avec l’application du PPWR – Règlement (UE) 2025/40 –, le blister multimatériau est toutefois appelé à devenir l’un des principaux défis pour les entreprises du secteur.
L’impact sur le blister multimatériau découle de l’application conjointe de trois dispositions prévues par le Règlement. C’est précisément la combinaison de ces exigences qui rend ce format de moins en moins compatible avec le nouveau cadre réglementaire. Examinons-les en détail.
1. Le temps presse : les compléments alimentaires sont des denrées alimentaires
Un aspect souvent sous-estimé est que les compléments alimentaires sont, d’un point de vue réglementaire, des denrées alimentaires à part entière. Par conséquent, les emballages destinés à les contenir entrent pleinement dans le champ d’application du PPWR et doivent respecter l’ensemble de ses exigences, y compris celles relatives aux substances utilisées dans les matériaux en contact avec les aliments.
Parmi les principales nouveautés introduites par le Règlement figurent les restrictions concernant l’utilisation des PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées), connues sous le nom de forever chemicals en raison de leur forte persistance dans l’environnement. Le PPWR introduit en effet des limites spécifiques pour ces substances dans les emballages destinés au contact alimentaire, applicables à partir du 12 août 2026.
Cette question concerne directement le blister traditionnel. Certains matériaux barrières, revêtements fonctionnels, traitements de surface ou adhésifs utilisés au fil du temps pour améliorer ses performances peuvent en effet contenir des composés appartenant à la famille des PFAS. C’est pourquoi les entreprises doivent vérifier attentivement la composition des matériaux utilisés et se rapprocher de leurs fournisseurs afin d’en confirmer la conformité aux nouvelles exigences, notamment au moyen d’analyses chimiques spécifiques.
Après le 12 août, la vérification des matériaux est devenue nécessaire, compte tenu de l’entrée en application des nouvelles exigences et de la nécessité de remplacer les éventuels matériaux qui ne seraient plus conformes. Le développement d’une nouvelle structure barrière, sa validation technique et les éventuelles certifications nécessitent en effet des délais importants, ce qui rend essentiel de planifier la transition suffisamment à l’avance.
2. Métaux lourds : une limite à vérifier également dans les composants de l’emballage, et désormais à documenter
Une autre exigence concerne la présence de certains métaux lourds dans les emballages et leurs composants. Le PPWR, à l’article 5, établit que la somme des concentrations de plomb (Pb), cadmium (Cd), mercure (Hg) et chrome hexavalent (Cr VI) ne peut pas dépasser la limite de 100 mg/kg, comme le prévoyait déjà la réglementation précédente (Directive 94/62/CE). Cette valeur se réfère à la somme des quatre métaux et non à chaque élément pris individuellement.
Cette exigence ne concerne pas uniquement le matériau principal de l’emballage, mais bien l’emballage et ses composants. Ainsi, dans le cas de structures complexes telles que les blisters, la vérification doit prendre en compte la composition complète du système : matériaux plastiques, aluminium, laques, revêtements, adhésifs et autres composants éventuellement présents.
Pour les entreprises utilisant des blisters destinés aux compléments alimentaires, il devient donc important de disposer d’informations documentées sur la composition des matériaux et sur la conformité des différents composants à la limite prévue par le Règlement. La nouveauté introduite par le PPWR réside en effet dans le fait que la conformité aux exigences relatives aux métaux lourds doit être démontrée au moyen de la documentation technique prévue à l’Annexe VII.
Dans ce cas également, la vérification préalable de la composition des matériaux permet d’identifier suffisamment tôt les éventuelles difficultés et, si nécessaire, d’intervenir sur la structure de l’emballage avant qu’une non-conformité ne puisse se traduire par un problème de mise sur le marché.
3. La complexité insoutenable du blister à l’épreuve des nouveaux critères de recyclabilité
La troisième difficulté concerne la structure même du blister traditionnel. Un blister pharmaceutique classique est en effet, dans la plupart des cas, un emballage composite constitué d’une composante transparente thermoformée en PVC (ou de structures plus complexes telles que PVC/PVDC/) et d’une feuille d’aluminium contrecollée avec une laque thermoscellante.
Il s’agit de matériaux présentant des caractéristiques et des propriétés très différentes, assemblés de manière permanente afin de garantir la protection et la conservation du produit. Cette structure composite rend toutefois difficile la séparation des différents composants : il ne s’agit pas d’une opération que le consommateur peut effectuer manuellement et elle reste également complexe dans les processus industriels de tri et de recyclage mécanique.
Le PPWR n’introduit pas d’interdiction générale des emballages composites, mais établit pour la première fois des critères quantitatifs et qualitatifs contraignants pour évaluer leur recyclabilité. Les emballages sont classés selon différentes classes de performance, de la Classe A jusqu’à la catégorie « techniquement non recyclable », en fonction de leur capacité réelle à être recyclés à l’échelle industrielle.
Le point critique pour le blister concerne précisément le respect de ces niveaux de performance :
- à partir de 2030, les emballages devront atteindre au minimum la Classe C (70 % de recyclabilité) pour être considérés comme recyclables selon les critères du Règlement ;
- à partir de 2038, l’exigence minimale passera à la Classe B (80 %), introduisant un niveau supplémentaire de sélectivité.
Pour le blister PVC/aluminium, le défi est évident : la séparation efficace des deux matériaux dans les systèmes de recyclage réels et à grande échelle constitue aujourd’hui un point critique. Sans intervention de reconception, certaines configurations traditionnelles risquent de ne pas atteindre les performances de recyclabilité exigées par le nouveau cadre réglementaire.
Sur le plan opérationnel, il ne suffira donc plus de continuer à utiliser un format établi sur la base de ses performances historiques : il sera nécessaire de démontrer sa recyclabilité selon les méthodologies prévues par le PPWR ou d’évaluer suffisamment tôt des solutions alternatives conçues selon les principes du Design for Recycling.
4. Moins de poids, moins de coûts : quand la durabilité influence la compétitivité
Le quatrième élément concerne directement l’impact économique des choix de conception. L’article 10 du PPWR introduit en effet le principe de minimisation de l’emballage : chaque solution devra être conçue en utilisant uniquement la quantité de matériau nécessaire pour garantir les fonctions requises, en évitant les surdimensionnements, les volumes inutilisés ou les composants supplémentaires qui ne seraient pas techniquement justifiés.
À cette exigence s’ajoute un mécanisme déjà connu des entreprises italiennes opérant dans le système de Responsabilité Élargie du Producteur (EPR), mais que le PPWR renforce au niveau européen : la modulation des contributions environnementales en fonction des performances environnementales de l’emballage.
Concrètement :
- les emballages plus lourds, composés de plusieurs matériaux et difficiles à recycler doivent être soumis à des coûts EPR potentiellement plus élevés ;
- les emballages plus légers, conçus selon des critères de recyclabilité et reposant sur des structures monomatériau peuvent bénéficier de conditions économiques plus favorables.
Pour un fabricant de compléments alimentaires produisant des volumes importants, ces aspects ne constituent pas un simple détail administratif, mais une variable susceptible d’avoir une incidence sur le coût global du packaging et, par conséquent, sur la marge du produit.
La transition vers des solutions plus légères et facilement recyclables n’est donc pas seulement une question de conformité réglementaire : elle devient également une opportunité d’optimiser les coûts tout au long de la chaîne d’approvisionnement et de se préparer à un modèle dans lequel les performances environnementales de l’emballage joueront un rôle toujours plus important dans les décisions industrielles.
La solution : les sachets stand-up monomatériau de Packstyle
Face à la convergence de plusieurs problématiques – restrictions sur les substances utilisées, exigences de recyclabilité toujours plus strictes et incidence croissante des coûts EPR –, la réponse la plus efficace ne consiste pas à rechercher une simple adaptation du blister traditionnel, mais à repenser le format selon une logique de conception davantage tournée vers l’avenir.
Les sachets stand-up monomatériau de Packstyle sont précisément conçus pour répondre à ce besoin :
- Sûrs et conformes : conçus dans le respect des exigences essentielles du PPWR dès la phase de développement, et non adaptés a posteriori.
- Conformes aux limites applicables aux PFAS : matériaux barrières sélectionnés et validés sans les substances chimiques faisant l’objet des nouvelles restrictions européennes.
- Monomatériau : aucun assemblage plastique/aluminium inséparable, une seule famille de matériaux, pensée dès la conception pour être recyclée à grande échelle, bien au-delà du seuil de la Classe C exigé à partir de 2030.
- Légers par conception : poids et volume optimisés conformément à l’article 10, avec un impact direct et mesurable sur le futur tarif EPR.
- Personnalisables numériquement : l’impression numérique permet des tirages flexibles, une mise à jour rapide des designs graphiques et des étiquettes conformes, ainsi qu’un time-to-market plus court par rapport à la logique industrielle du blister traditionnel.
- Prêts pour l’économie circulaire : un format conçu pour rester conforme non seulement au 12 août 2026, mais également aux objectifs plus stricts fixés pour 2030 et 2038.
En résumé, le message est clair : le PPWR ne doit pas être considéré uniquement comme une nouvelle contrainte réglementaire, mais comme une opportunité de repenser les solutions de packaging établies à la lumière des nouvelles exigences environnementales, techniques et économiques.
Pour le secteur des compléments alimentaires, cela signifie qu’il faut dès aujourd’hui évaluer l’avenir du blister traditionnel : un format qui a assuré pendant des années protection et efficacité, mais qui, avec l’évolution du cadre réglementaire, présente des difficultés de plus en plus importantes en matière de matériaux, de recyclabilité et de coûts de gestion.
Packstyle est prête à accompagner les entreprises dans cette transition en proposant des solutions de packaging monomatériau conçues pour répondre aux nouvelles exigences du PPWR et en accompagnant le passage vers des formats plus simples, recyclables et durables.
Vous souhaitez évaluer si et comment votre packaging en blister actuel pourrait évoluer vers une solution monomatériau conforme au PPWR ? Contactez-nous : planifier le changement dès aujourd’hui permet d’aborder la transition avec le temps nécessaire pour choisir la solution la plus adaptée.
